IMG_3859 (2).jpg

Favelas

Technique mixte: peinture à l'huile sur carton, collages, éclairage LED

« J'ai fait le rêve de vivre un monde où la passion serait agile
La peur serait fragile, la mort serait un jeu
Mais au lieu je trouve un monde bancal et froid
Perché sur les hauts lieux de nos tristes exploits » (Le Rêve, Danakil)
"Je me navre et je cherche un havre de paix" (Petit Pays, Gaël Faye)
Le rire du petit El boy qui frappe dans la balle, sait me captivé de par sa brute sincérité, « cadencé sur ce rythme qui ne t’invite qu’à danser » (Danakil). Le foot de rue, ou un Art du peuple qui canalise et cohésionne les sous groupes éparses. Ou bien une religios en tant que foi qui règne, dans son étymologie du terme. Ceux qui n'ont rien abritent une chose que l’on peut chiffrer, m'apportant et m'offrant plus que ceux qui possèdent. Quoi de mieux pour nous recadrer quant à notre profusion d'envies sans besoin, que cette vibration qui tient tête. « Laissez-moi vivre, parole de misanthrope
Citez m'en un seul de rêve qui soit allé jusqu'au bout du sien propre » (Gael Faye). Ils ont un certain remède au goût de la vie que les autres ignorent, fait d’une saveur pourtant simple. Alors j’écoute ces cris acharnés et ces éclats de vitalité, soumis à un environnement dénudé et une condition morose. La couleur des sentiments. Trouver la beauté caché, sous le décor désarticulé et décharné. Ce paysage brut aux valeurs dissimulées m'éveille d’autant plus qu’un paysage seulement esthétique en soi. Puis cette chaleur me fait apprécier ces débris de murs, grillages et tôles, qui désormais m'enivrent jusqu'à me dire " la misère est si belle" (PNL), car si moins on a, on ne peut que plus être pas vrai?

Gallery