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Censure des formes

Encre et peinture à l'huile sur toile, 42*65cm


“No chains around my feet,
But I'm not free, oh-ooh! said that life (sweet life) it must be somewhere to be found (must be somewhere for me)
Oh, instead: concrete jungle (jungle,jungle!) collusion (jungle,jungle!)
confusion (confusion) Eh!”

L’environnement prend le dessus sur l’homme tiraillé de la société moderne, mondialisée et suffocante. Coupé de ses racines et de ses commandes, il se perd et s’étouffe dans un univers qui ne découle de sources. Ne sachant plus exactement s’il est humain, simple primate, ou bien un robot à la Métropolis , il s’accorde alors le répit, dans sa vie de labeur, de se faire tirer les ficelles à sa place « l’homme est une marionnette consciente qui a l’illusion de la liberté » (Felix Le Dantec.) Progressivement, il s’aliène avec les choses matérielles qui l’entourent. Puis, soumis à sa condition ainsi qu’aux exigences de ce monde, les formes finissent par l’encadrer. Oppressé par les constructions qui le régissent, des muselières et des portes qui se ferment en guise d’œillères s’ajoutent à la structure. Le toit couvrant le tout est traversé d’une cheminée qui laisse entrevoir la possibilité d’une ambitieuse échappée. Espérons qu’elle ne soit pas seulement le fruit d’un vague rêve de la nuit dernière.

Gallery

Elément détaillé

Métropolis de Fritz Land est une œuvre cinématique dystopique allemande de 1927. Ce film met en exergue la division régnante entre les classes. D’en haut une poignée d’hommes oisifs dirigent dans le faste et le luxe, entretenus par le travail des ouvriers opprimés d’en bas.