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Théâtre de la vie publique

Peinture à l'huile sur panneau de bois, 66*99cm

Les expressions sont ambivalentes bien qu’elles possèdent les mêmes traits. La magie s’opère entre formes personnelles et impersonnelles, entre touche vibrante et représentation archétypale immuable, entre mouvance et rictus. Le masque favorise la catharsis et la dés identification. Dans ce jeu de l’apparence, de la représentation visuelle incarnée, une opposition réside entre ce qui est caché, recouvert, protégé, renié et ce qui est dévoilé, donc projeté, révélé, personnifié... Les formes s’allient même si une dissociation ambigüe se manifeste toujours entre ce qui est soumis à la pression de la conformité et ce qui émerge avec authenticité. C’est à s’en perdre, dans ce jeu d’ombre et de lumière.
Cet agent de la métamorphose déguise à sa guise, illusionne, déconcerte, mystifie… Et ce dans chaque partie, à travers toutes les facettes que nous empruntons selon les rôles à jouer.
C’est aux masques que sont conférées les représentations des drames de la vie humaine dans toute leur multiplicité. Ils interrogent sur le sacré, le mystère et l’expérience humaine en tant que telle. Les masques du théâtre de Nô (en bois de cyprès sculptés et peints, parfois recouverts de sable) ont été remis à jour durant la période florissante d’Edo, où l’actuel Japon connait sa majeure renaissance culturelle. Ils traient de vérités universelles incarnées sur scène. Ils synthétisent une idée tout en révélant des tendances inférieures à mettre en fuite. Autant d’esthétiques variées selon les peuples du globe, mais les formes sont conceptuelles afin de faire figurer le fond de manière transparente, et non pas des copies naturalistes.

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