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Loup des steppes

Peinture à l'huile sur toile, 56*80cm

« Loin des hommes » PNL
Les traits bruts d’une ébauche matérialisent un état-d’âme. La silhouette à la fois lasse et enivrée du loup, épris de liberté, s’éclipse de la ville.
Le loup des steppes d’Hermann Hesse est ascète et antisocial, il trouve sa maison étrangère, plaisante et dérisoire. Un mi-loup, mi-homme, sauvage et hostile au monde moderne.
Les totems amérindiens et l’animisme pratiqué par les Sioux mettent en évidence un sens communautaire du loup proche à celui des hommes. Mais son hurlement à la pleine lune (qui diffère de tous les autres), incarnant la parole de l’intuition, de l’inconscient et du rêve, métaphorise une sorte de morale ou de ligne de vie pour les indiens, l’écoute attentive de parties vastes et profondes de l’être et l’évolution grâce à la compréhension. Cette notion contribue à forger la légende d’un loup solitaire en marge de la meute qui suit son propre chemin instinctif.
Cet animal ancré dans la mémoire collective possède cette ambigüité, cette double nature. Il est à la croisée des mondes de part son sixième sens et sa communication. Les yeux perçants de Ghost à Winterfel sont à l’image même de cette connexion inter-espèce que renvoie cette créature.

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