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Impression métal

Peinture à l'huile sur plaque de métal, cadre métallique, 31*44cm

« There's a hunger still unsatisfied
Our weary eyes still stray to the horizon
Though down this road we've been so many times » (Pink Floyd, High Hopes)

Calligraphie d’une foule.
Un dytique entre flux et stagnation. La frénésie et l’arrêt sur image. Le contour de la forme (droite) et son éclatement (gauche) : un enchevêtrement de lignes et courbes qui se matérialisent dans le temps et dans l’espace, une décomposition de la structure environnante. Fragmentons-nous dans les pixels de cette simulation visuelle de la Matrix ? Des alternances binaires entre vide et plein, arc brisé et continu, noir et blanc... Des trajets s’interposent et des taches et empreintes se déposent. Des masques personae et des marques de passages semblables aux restes d’affiches publicitaires effacées. En tentant de capter les vibrations émanâtes et imminentes, j’entends le grouillement des fourmis de Weber à l’intérieur des conduits et armatures. Un brouhaha et bourdonnement de pourtant sourdes routines monotones, grésillant dans le sonotone. Mais je fais face à un monde froid et disloqué, où des visages pâles et des teints gris défilent dans une rythmique robotique. Un glissement de terrain qui s’enfonce dans l’absence et la fermeture, dans la discordance et l’amertume. La contemplation reste figée, plaquée contre barrières et murs. La séparation du rideau de fer. La distance rigide métallique avec son double côté lisse et tranchant. Un monde magnétique où les éléments se propulsent et se répulsent. La neutralité et le vide passant au travers, dénués de réactions chimiques humaines. Sommes-nous débranchés si l’on prend la pilule rouge ?
Des yeux bridés, laiteux et miroitants, observant silhouettes floues et estompées. Trépignement, Gesticulation, fermentation. Détention des intériorités et détérioration. La course diurne, bercée par les secousses saccadées de la trame. Une écriture spontanée où est dépeinte la matière noire, ainsi que la matière grise réfléchissante (métallique et cérébrale). Ou alors ce ne sont que des reflets, ombres et nuances qui se chevauchent dans un tas de ferraille, esquissant le piétinement d’un bétail en métal. Finalement, dans ce cubisme fragmenté, peut-on y voir des jets d’encre anarchiques, au visage quelque peu Anonymous ?

Gallery

L'écriture automatique du manifeste d'André Breton (1924) est une "dictée de la pensée". Propre au surréalisme, elle porte parole à l'inconscient plutôt qu'à la raison.

« Le noir est antérieur à la lumière. Avant la lumière, le monde et les choses étaient dans la plus totale obscurité. Avec la lumière sont nées les couleurs. Le noir leur est antérieur. Antérieur aussi pour chacun de nous, avant de naître, avant d’avoir vu le jour . Ces notions d’origine sont profondément enfouies en nous. Est-ce pour ces raisons que le noir nous atteint si puissamment ? » (P. Soulages)
La matière noire astrophysique, matière transparente, c’est aussi l’invisible et l’hypothétique qui nous entoure.

L’attitude digne, réservée et froide du Zo-onna du théâtre de nô en fait sa spécificité. Des yeux étroits et des lèvres qui hésitent entre un sourire lâche ou malicieux, ou alors seulement entrouverte laissant passer un léger un soupir. Des sourcils émoussés qui se haussent avec dédain ou perplexité, le tout recouvert de couleurs primaires.

Elément musical

Impro rythmique ambiante

Eléments détaillés